Actualités

Retour sur les rencontres européennes de Taizé 

Un rassemblement œcuménique

Du 28 décembre au 1er janvier, nous avons participé à Paris au rassemblement européen de Taizé. C’est un rassemblement œcuménique donc toutes les confessions chrétiennes y étaient présentes. Il y avait des prêtres, des pasteurs et surtout des jeunes, venus de tous les pays d’Europe : 15.000 en tout, dont 1.000 Ukrainiens. Les jeunes étaient répartis sur les différentes paroisses et dans les familles. Nous on était à la paroisse de Vincennes avec 104 jeunes. A Fontenay les sœurs ont accueilli 4 bénévoles jeunes, au service du rassemblement. Nous-mêmes avons été au service pour l’accueil.

Un signe d’espérance et d’unité

« C’était ma première expérience. J’ai été marquée de voir tous ces jeunes se déplacer pour prier pour la paix. Ils ne se connaissaient pas mais une fois rassemblés, ils ont pu former cette fraternité qui est signe d’espérance. Il y a quand même une lumière qui luit au fond de nos obscurités. La plupart des prières étaient des chants en différentes langues, même en ukrainien. On a pu chanter dans la langue de chacun. C’est une sorte de lien spirituel. »

« Souvent on dit que le christianisme meurt et là, en voyant les jeunes comme ça, on se dit que d’ici 10 ou 20 ans, nous allons retrouver des familles chrétiennes. C’est un signe d’espérance et d’unité. Surtout voir 1.000 jeunes d’Ukraine venus prier pour la paix, c’est très touchant. Des jeunes qui faisaient partie de Taizé en Ukraine et sont morts à la guerre, ont été nommés au cours des prières. Le téléphone était mis de côté. L’accent était mis sur la prière pour rencontrer son Dieu ».

Des chants méditatifs pour entrer dans la prière

La plupart des prières, c’était des chants, des refrains. Comme on dit que « bien chanter c’est prier deux fois », ces chants faisaient prier.La répétition des refrains nous faisait rentrer dans la prière et nous aidait à méditer sur le chant. Des chants nous ont marquées, l’un en anglais : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume »,un autre en italien : « Tu es la source vive, tu es le feu, la charité ».Ce sont des chants méditatifs. Ils étaient traduits en 3 langues. Par moment,des intentions de prière étaient données, entrecoupées de temps de silence, de méditation où chacun peut intérioriser, prier personnellement.

Une expérience qui élargit le cœur et fait grandir

« Avant même d’aller à Taizé, j’aimais bien prier avec des chants, fredonner des chants. J’ai aimé apprendre de nouveaux chants bien profonds. Participer à des prières œcuméniques fait grandir. La manière qu’ont les frères de Taizé de disposer les bougies, les icônes, permet à chaque chrétien de s’y retrouver, dans la prière. Il y avait aussi la croix de St-Damien, simplifiée. L’église était remplie. Les jeunes se sont mis par terre en position de tailleur. Ça rappelait Jésus, ses disciples et la foule, Jésus qui nous rassemble. Ça fait grandir en moi ce désir de partager ce que Dieu a mis en moi, mais avec d’autres. Pour la messe d’ouverture, au moment de la communion, le prêtre l’a ouverte à toutes les confessions chrétiennes. Cette hospitalité spéciale m’a beaucoup marquée. » 

« L’œcuménisme, c’est ici (en France), que j’en fais un peu l’expérience. Dans mon pays c’est plus rare. Ça a fait ouvrir mon cœur à être plus large. Jésus ne fait pas de différence entre catholiques et protestants. Nous formons un ensemble, un seul corps, et nous tous nous sommes les enfants de Dieu. Avoir un regard positif sur les autres confessions religieuses. Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. Il nous aime d’un amour infini, équitable, quelle que soit la manière dont les hommes l’invoquent. La plus grande religion c’est l’amour. »

Lisette et Elisabeth, postulantes

S'abonner à la newsletter

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment