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François est né dans une famille bourgeoise d’Assise en 1181 ou en 1182. Son père, Pietro di Bernardone, un riche drapier, faisait du commerce international de tissus. Il aimait particulièrement la France. Aussi, son fils étant né pendant un de ses nombreux voyages et baptisé sous le nom de Jean , le père déclara qu’il s’appellerait Francesco, « le petit français ». Sa mère, Dame Pica était probablement d’origine provençale. Son père l’initie au commerce de la draperie.  | Une jeunesse tourmentée François a 16 ans quand sa ville se soulève contre les nobles, vassaux de l’Empereur. Il a 18 ans quand Assise se proclame « commune libre », et il participe aux combats, à la démolition de la forteresse (la Rocca) et à la construction d’une enceinte fortifiée pour la ville. Il a 20 ans quand la ville d’Assise déclare la guerre à sa rivale Pérouse. Il est fait prisonnier et passe 2 ans en captivité dans les geôles de Pérouse, mais malade, il est libéré. Il continue alors à mener la vie d'un jeune et riche bourgeois, aimant les fêtes et la compagnie des jeunes gens et jeunes filles de son âge et de son milieu, même si l’expérience de la vie carcérale a ébranlé ses certitudes et sa vanité. En 1205, dans l’espoir d’accomplir des hauts faits militaires (- c’est un lecteur passionné des romans de chevalerie -), il s’équipe richement et veut rejoindre Gauthier de Brienne, mercenaire du Pape, pour une expédition dans les Pouilles. | | |
Un chemin de conversion A peine arrivé à Spolète, à quelques kms d’Assise, il fait un songe qui l’invite à renoncer à la gloire des armes pour servir le Christ. François revient à Assise et commence un long chemin de conversion. Il passe de longs temps seul dans la plaine d’Assise ou en prière assidue dans des grottes, en recherche d’un sens à donner à sa vie. François lui-même, dans son Testament, date sa conversion de la fréquentation des lépreux : "J’exerçais la miséricorde à leur égard, puis j’attendis peu et je sortis du siècle...". Alors que jusque là, il se détournait lorsqu’il croisait des lépreux, un jour François se fait violence, descend de son cheval et embrasse le lépreux. | Il se retire dans une chapelle des environs d’Assise, la chapelle de St Damien et là il jouit d’une vision : le Christ peint au-dessus de l’autel s’anime et lui parle : "François va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines...". L’événement de Saint-Damien est pour François une expérience décisive conjuguée avec l’expérience du Christ-souffrant dans les pauvres et les exclus. Tous les biographes de François, à commencer par ses compagnons les plus proches, situent dans cette expérience le commencement de l’itinéraire de François, qui le conduira à la vision de l’Alverne où le Crucifié le marqua des stigmates de la Passion. |  | | | |
Le Seigneur m’a donné des frères François n’a pas cherché à créer une nouvelle famille religieuse, mais très vite, son style de vie, sa ferveur évangélique attire vers lui des hommes de conditions très diverses qui veulent partager sa vie. Un jour qu'ils prient dans une église près d'Assise, la phrase du Christ au jeune homme riche de l'Evangile, les frappe : "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi." Ce commandement servira de règle fondamentale à la petite communauté qui s'enrichit très vite de nouveaux frères. Dès que François eut réuni quelques compagnons, il se soucia de faire approuver son mouvement par le Pape Innocent III (1209). Cela lui semblait indispensable, bien qu’il ne s’agisse pas encore de la fondation d’un Ordre religieux, mais il fallait se démarquer de tous les groupes de laïcs qui prétendaient faire un retour à l’Évangile, tout en critiquant très vivement l’Église-cléricale de ce temps. 
| La rencontre avec le pape Innocent III Dès son arrivée à Rome, au Palais du Latran, François et ses frères furent repoussés, par l’entourage ecclésiastique du Pape. Mais grâce à la bienveillance d’un cardinal, François put approcher le Pontife et faire entendre son projet de vie évangélique. La première réaction du pape et des cardinaux fut totalement négative. François proposait de vivre en fraternité, ayant pour seule Règle l’Évangile, et faisant obligation d’observer la béatitude de la pauvreté. Le Cardinal de Saint-Jean fit remarquer au pape que s’il trouvait que ce genre de vie était impossible, il disqualifiait l’Évangile. La légende veut que durant la nuit suivante, le Pape vit en songe la cathédrale du Latran qui s’écroulait, et qu’un petit homme, semblable à François venait la redresser. Il approuva donc verbalement le nouveau genre de vie. |
Un homme d’évangile Le succès de la nouvelle “Fraternité évangélique” fut foudroyant. François donna le nom de Frères mineurs à ses Frères.- En 1217, on comptait déjà près de 5000 frères. Ils seront plus de 35.000 à la fin du XIIIe siècle. Les raisons de ce succès ? - Tout d’abord, le charisme du fondateur. Un homme issu de la nouvelle classe de la société urbaine, tournant le dos aux catégories sociales du passé, dans une société et une Église qui étaient l’une et l’autre ultra-hiérarchisées, ultra-formalisées dans des cadres juridiques très stricts. François apportait un vent de liberté, de créativité, de dépouillement, de générosité, de fraternité, de spontanéité, dans un monde rigide, cloisonné, austère, dominé par les “puissants”. Un homme nouveau, qui apporte une nouvelle manière de vivre l’Évangile, crée un nouvel Ordre religieux, dans des lois inédites jusqu’ici, annonçant un nouvel âge pour une Église déjà vieillie. 
| François en Orient : la rencontre du Sultan En 1219, François partit pour l’Orient, dans l’idée de risquer le martyr, de visiter les Lieux saints, d’être présent auprès des « croisés ». Mais en fait il fut vite déçu par l’attitude guerrière et l’absence de références évangéliques de l’armée des chrétiens, et il conçut le projet fou d’annoncer l’Évangile au Sultan. Il réussit à rencontrer le Sultan d’Égypte, Melek-el-Kamil, un Mamelouk humaniste, soucieux de comprendre ses adversaires. François l’aborda en toute simplicité et réussit à revenir sain et sauf d’une aventure qui aurait dû lui coûter la vie. Cette rencontre pacifique avec l’ennemi d’alors des chrétiens marque un changement décisif dans l’attitude de la chrétienté vis-à-vis des infidèles. Vingt cinq ans après, le Pape Innocent IV, lors du 1er Concile de Lyon (1245), donnera mission aux frères Prêcheurs et Mineurs de porter pacifiquement l’Évangile aux Musulmans et aux Mongols. |
Aux yeux de ses contemporains, François apparut comme un homme de prière. D’une prière à la fois traditionnelle et rénovée, fondée sur l’Écriture Sainte et sur la Liturgie, mais aussi, prière de familiarité avec Dieu, de simplicité, d’émerveillement, d’action de grâces. Il contemple le Mystère du Christ, l’amour de Dieu manifesté dans la création. La Passion de Jésus est contemplée comme la preuve suprême de l’amour et de la bonté de Dieu pour les pécheurs. François accède à une compassion telle que son corps sera marqué des stigmates du Christ. Quand François mourut, dépouillé de tout, entouré par ses frères qui lui lisaient le récit de l’Institution eucharistique, il était déjà considéré comme un saint, et beaucoup étaient au courant du miracle des stigmates, survenu 2 ans plus tôt. |  |
Source Wikitau Ste Claire Comment parler de St François sans parler de Ste Claire ? Pour une présentation très détaillée de la vie de Claire, rendez-vous sur le site des Clarisses de Cormontreuil
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