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Pour écrire notre histoire il nous faut aller à Assise et rencontrer St François.  La vie évangélique qu’il mène, appelle autour de lui des frères, mais aussi des laïcs et des soeurs. |         | De son vivant, des laïcs se rassemblent, des communautés d'hommes, de femmes pour vivre de cet esprit. Ils vivent parfois une vie "régulière", vie commune, prière et service des pauvres. Ste Elisabeth de Hongrie, jeune veuve, avec des compagnes rejoint ce mouvement qui traverse l’Europe médiévale. La fondation de nos congrégations s’enracine dans cette histoire
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|                                                             | A la même époque, à Aubrac, en Aveyron, sur une des grandes route de pèlerinage vers Compostelle, dans un pays battu par la neige le vent, une communauté de femmes se met au service des pèlerins, les accueille, leur lave les  pieds, les secourt : première attestation en  Europe de la vie religieuse apostolique. |
 La vie religieuse franciscaine va être très marquée par le souci des plus démunis. Elle est enracinée dans la vie du peuple, une vie rude.
    Au nord de la France se répand la vie religieuse franciscaine : les hospitalières du Nord. En maisons autonomes, ces communautés connaîtront au cours des années des regroupements, fusions ou unions. Certaines de ces religieuses ont participé à notre fondation.     Une autre forme de vie religieuse se développe : les béguinages. Ce sont les communautés liées à un village : souvent un bois est exploité pour subvenir aux besoins de cette religieuse ou de la communauté religieuse au service de la population. Soins, école, service de la paroisse, catéchèse …             Les racines directes de notre Congrégation puisent leur sève en Haute Loire, dans le Massif Central, au Puy en 1676 et à Allègre en 1681. Deux communautés de tertiaires régulières qui se mettent au service de la population : soins notamment. Elles n’hésitent pas à aller dans les maisons et y rester le temps d’aider la maman qui accouche, à soigner un malade. Puis, elles reviennent à la communauté.       Les communautés religieuses connaissent des difficultés importantes au cours du 18 ème siècle. Au terme de ce siècle, la Révolution française imposera des confiscations des biens. De nombreux prêtres religieux paieront de leur vie ce mouvement de l’histoire qui nous donnera le premier texte des droits de l’homme et du citoyen.     A Montpellier, il n’y a pas encore de franciscaines à la rue Lakanal. Mais les Augustines qui y accueillent des « filles perdues » (d’où le nom du « Refuge »). La communauté est emprisonnée pour être guillotinées. En prison, les sœurs habillent une poupée comme une Vierge. Et la prient. Elles sont toutes sauvées. |                   |
               Après la Révolution, des religieux reviennent en France, notamment les frères franciscains. Ils soutiendront en maints endroits des fondations de religieuses franciscaines. C’est ainsi qu’en rentrant d’Espagne, ils fondent à St Palais et puis dans le Sud Ouest de la France.         Dès 1825 des congrégations sont fondées. Une floraison de fondations. 25 d’entre elles nous concernent directement. Un certain nombre d’entre elles sont en Haute Loire. Avec les congrégations du Puy et d’Allègre, elles connaîtront des regroupement et fusions au cours des années, et établiront leur maison générale au Puy.     Ces congrégations constitueront avec d’autres la Congrégation des Soeurs de Saint François d'Assise, à Montpellier, en 1973 : "Les pauvres soeurs de St François" fondées en Avignon en 1840, à Ambazac en 1858, à Mur de Barrez, (près de Rodez) en 1862 naissent les « Franciscaines gardes malades », dites « les soeurs de la Bonne Mort », en 1864 les « Franciscaines de Marie Immaculée » voient le jour à Bordeaux, en 1865 à Montpezat les « Franciscaines de Notre Dame de Pitié », en 1865, à Alès, les « Franciscaines de la Petite Famille du Sacré CÅ“ur de Jésus », en 1876, les « Franciscaines de Notre Dame de la Mission » voient le jour à Bussières, en 1879, à Grèzes les « Franciscaines de Notre Dame du Calvaire ».     Nous retrouvons aussi les fondations des Soeurs Franciscaines de la Miséricorde à Reinacker en 1827. Elles sont fondées par M. le curé, François-Joseph Fritsch, sur un lieu de pèlerinage dédié aux personnes fragiles mentalement.Â
Les Soeurs de Saint François d'Assise sont fondées en 1841 par Mère Marie-Thérèse à St Philbert de Grandlieu.     Les « Petites Soeurs de Jésus Franciscaines » sont fondées par la Mère St François à St Sorlin en 1847.           En 1867, une soeur du monastère de Villeneuve sur Lot (Bordeaux), Mère Elisabeth du Sacré Cœur, fonde en Normandie les Franciscaines de Notre Dame de Pitié à Perrou.        Il est bon de voir comment nous sommes liées, dès la fondation, les unes aux autres :     Cette même année 1867, le Père Griffon, aumônier des soeurs à St Sorlin, fonde une nouvelle Congrégation, les Franciscaines de Seillon, qui développera l’œuvre d'accueil et d'éducation des orphelins tout particulièrement pour les garçons.           Dix ans plus tard, en 1876, les soeurs récemment fondées à Perrou, fondent une maison à Deauville. Elle deviendra une nouvelle congrégation, celle des Soeurs Franciscaines de Notre Dame Pitié de Deauville.      Ce siècle connaîtra la « sortie de frontières »     La France, en cette fin de siècle, connaît de grandes mutations.     L’industrialisation se développe et apporte, avec le travail, des conditions de vie très difficiles. Par ailleurs, le souci de l’école ouverte à tous, à laquelle Eglise et religieux ont tant travaillé, est prise en compte par la République : l’école deviendra obligatoire avec Jules Ferry en 1879. L’enseignement est laïque et les religieux s’inquiètent : pourront-ils continuer à enseigner dans des écoles religieuses ?
Par prudence d’abord, puis par nécessité, beaucoup de congrégations fondent des communautés dans les pays voisins dès la fin du siècle : En 1885, à Teya, près de Barcelone, par les soeurs franciscaines de Seillon. En 1889, à Mouscron, par les soeurs de Bussières. Avec la fondation, en 1890, au Brésil par les soeurs d’Alès. Cette fondation deviendra autonome en 1937.
 En 1897 les soeurs de Grèzes fondent à Alger
 En 1901, à la Hulpe, les soeurs d’Ambazac fondent en Belgique
 En 1903, à Bordiguera, les soeurs de Bordeaux fondent en Italie. Les Petites soeurs de Jésus franciscaines fondent en Suisse au début du XX° siècle.  En 1904, les soeurs de Seillon fondent à Bosa, en Sardaigne. Â
La naissance d'une prière C'est dans ce contexte de la vie écclésiale et politique, en France, que le Père Esther Clément, normand vivant à Paris, très éprouvé, va se reposer à Perrou. Il est pendant quelques années aumônier des soeurs. Il recueille des prières, en écrit et les édite dans une petite revue : "La Clochette". C'est probablement dans cette revue qu'il écrira et publiera la "Prière pour la Paix" attribuée à tort à St François : "Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix."  Après la première guerre mondiale, en 1928, les soeurs de Seillon fondent au Maroc, à Mohammédia.
Le 21 avril 1957, Pie XII envoyait la lettre Fidei Donum à tous les évêques du monde. Il les invitait à porter avec lui le souci de toutes les Eglises, dans la perspective de l'échange de vie et d'énergie entre les Eglises et les peuples. Nos différentes  congrégations ont répondu très vite et avec générosité à cet appel, au Togo, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, en Centrafrique, au Cameroun, et plus récemment en République Démocratique du Congo.       Redécouverte des  sources franciscaines, rédaction de la Règle et collaboration entre les différentes congrégations franciscaines.     En 1894, Paul Sabatier, un pasteur protestant de Strasbourg publie la Vie de St François d’Assise, à compte d’auteur. Il a 36 ans.     C’est le début d’un immense travail qui va irradier la vie franciscaine et au-delà .     Il est relayé par Minocchi en 1902 qui publie « La question franciscaine » c'est à dire un travail historique et critique sur les sources elles-mêmes. Ce grand mouvement de redécouverte des sources franciscaines a été une grâce très importante de renouveau pour les instituts franciscains. A partir des années 50, un grand nombre de congrégations franciscaines se sont retrouvées régulièrement pour approfondir la spiritualité de François et partager la vie des Instituts. Cela a permis la rédaction d'une Règle commune pour tous les Instituts de vie apostolique franciscains (en 1981) et la réalisation de regroupements d'instituts sous forme d'unions : En 1973, naissance de la Congrégation des Soeurs de Saint François d'Assise (Montpellier), union de 9 instituts. En 2004, naissance de l'Institut des Soeurs de Saint François d'Assise, union de 7 instituts (dont le précédent).  Notre Institut a toujours été nourri et fortifié des rencontres des autres instituts. Nous avons expérimenté dans notre histoire la fécondité des liens établis entre les différentes branches de la famille franciscaine. .                   Â

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